Artist.......: Philippe Crab
Album........: Bestiaire
Label........: Le Saule/Mvs
Genre........: Chanson
Catnr........: n/a
source.......: CDDA
rip.date.....: Jun-22-2012
str.date.....: 2011
quality......: VBR/44.1Hz/Joint-Stereo
Url..........: n/a
track title time
01. le radeau 09:50
02. nous n'irons pas aux pays-bas 03:03
03. a minima 01:46
04. mΘtamorphose 02:34
05. l'automne au bois de vincennes 03:40
06. un vieux professeur 02:27
07. bestiaire 01:38
08. ... dans le bureau 02:11
09. novembre au matin 02:52
10. don quichotte et les Θoliennes 03:05
Runtime 33:06 min
Size 54,1 MB
Release Notes:
AprΦs quelques aventures discographiques, Philippe
Crab revient avec ce "Bestiaire" qui, comme
toujours chez lui (et peut-Ωtre plus encore sur ce
disque), sent le perfectionnisme : la pochette est
joliment illustrΘe par des manuels d'un autre
temps, les paroles sont d'une qualitΘ littΘraire
assez rare et les orchestrations tout aussi
soignΘes. C'est amusant d'ailleurs, cette
description, elle pourrait tout aussi bien
s'appliquer α Manset (dont l'album hommage, "Route
Manset", a ΘtΘ illustrΘ par Bilal α qui le voyageur
solitaire, plus qu'une route avait demandΘ un...
bestiaire) ; mais on est ici finalement assez loin
de cet univers. Philippe Crab se pose en
observateur, s'intΘresse plut⌠t aux dΘtails, au
quotidien : α ce professeur ΓgΘ et dΘpassΘ, α un
sentiment fugace rΘvΘlΘ par un matin d'automne
("Novembre au matin") ou dans le mΘtro ("A minima")
ou encore α ce jeune navigateur qui descend une
riviΦre dont les berges sont couvertes des maux de
la vie (dans la chanson-fleuve "Le Radeau"). Crab a
heureusement un peu rΘduit son dΘbit de paroles,
laisse un peu plus respirer ses chansons, mais n'en
reste pas moins prolifique : les presque dix
minutes du premier morceau le montrent assez
clairement. Pour accompagner ses textes, le
chanteur oscille entre chanson, jazz lΘger et folk
: il s'est entourΘ de bois et de cordes pour crΘer
une musique inspirΘe (sur ce premier titre en
particulier) des musiques des films de Jacques
Demy, emprunte d'une certaine tension ("A minima"),
ou faisant la part belle aux ambiances bucoliques.
Attention cependant α ce que la sophistication des
chansons ne vienne pas en fermer les portes ou en
boucher les fΩlures ; c'est peut-Ωtre lα le danger
qui guette parfois Philippe Crab et c'est sur les
morceaux les plus simples ("L'Automne au bois de
Vincennes" ou "Novembre au matin") que l'on go√tera
au mieux cet album d'un artisan consciencieux et
aux multiples qualitΘs.