Hollysiz-W9_Home_Concert-DVBS-2014-JUST

Section
MP3/FLAC
Group
JUST
Size
25,58 MB
Files
5
Date
2014-10-21

NFO

Artist.......: Hollysiz
Album........: W9 Home Concert
Label........: n/a
Genre........: Alt. Rock
Catnr........: n/a
Source.......: DVBS
Rip.date.....: 2014-10-18
Str.date.....: 2014-00-00
Quality......: 241kbps/48.0kHz/Joint Stereo
Url..........: http://www.hollysiz.com/

track  title                                          time

 1.    W9 Home Concert                               14:49
        * Tricky Game
        * Better Than Yesterday
        * The Light
        * Come Back To Me

                                            Runtime  14:49
                                            Size     25.57


Release Notes:

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½ My Name Is ╗

Sans danger, sans effort, la vie serait une mauvaise blague, une Θnigme qu'il ne
servirait α rien de rΘsoudre. Il faut savoir bousculer les Θvidences,
privilΘgier, aux formules faciles et aux unions intΘressΘes, les rencontres
improbables, les efforts presque d'illuminΘs, les petits instants qui, parce
qu'ils acceptent d'aller au coeur des choses pour rien, deviennent
incontournables. La beautΘ du geste... Il y a un disque ces jours-ci qui peut
revendiquer une telle attitude, α la fois passionnΘ et brave, un disque qui
possΦde le pouvoir de noircir les pistes de danse comme d'honorer la mΘlancolie,
la vraie, celle qu'il faut apprendre non pas α Θradiquer mais α apprivoiser. Un
disque qui sait sautiller, rire et sourire et (ou) mordre α l'heure de convoquer
les sentiments d'importance. Un disque qui, parce qu'il n'a peur de rien, ne
risque rien. └ part peut-Ωtre d'Ωtre aimΘ.
ôMy Name Isö, le premier album de HollySiz, a ΘtΘ enregistrΘ en France, mixΘ α
Londres et travaillΘ au corps et α l'Γme toute une vie. DerriΦre ce nom trΦs
anglo-saxon, aux lettres fiΦres et dressΘes, et ce titre qui Θvoquera sans
attendre Eminem, ne se cache pas un groupe mais une jeune femme. (Presque) toute
seule. Une jeune femme et quelques amis en fait.
CΘcile Cassel.
ôEncore une actrice chanteuse!!!ö redouteront les plus frileux.
Pour Ωtre tout α fait honnΩte, pas vraiment. Il ne faut pas Θcouter beaucoup de
titres pour comprendre une chose: On assiste α une sorte d'Θpiphanie. Une
rΘvΘlation. Ici, on n'est pas dans le passe-temps, dans la rΘcrΘation. CΘcile
Cassel a donnΘ beaucoup parce que la musique, pour elle, ne peut se contenter de
raccourcis, de facilitΘs.
Son disque, le premier donc, autant dire qu'il s'agit ici pour elle de magie, de
choses presque indicibles, d'Θmotions qui enfin s'incarnent, de travail intensif
(elle ne nie pas quand on lui demande: elle est une stakhanoviste et une control
freak, son album une dΘmocratie ferme (rires)), possΦde tout ce qu'il faut pour
dΘsamorcer toute crise de mauvaise foi, tout jugement idiot et prΘcipitΘ (l'une
des maladies de notre siΦcle). Celle qui avoue avoir grandi avec la pop de
Michael Jackson et les sonoritΘs des annΘes 80 (il ne faudra pas le rΘpΘter mais
elle sÆapproche des 30 ans. ôJe suis heureuse de l'avoir fait aujourd'hui ce
disque. └ 20 ans, j'aurais fait un disque en franτais de mauvais R&B ö dit-elle
avec une rieuse spontanΘitΘ) livre ici douze chansons qui vont avoir du mal α
passer inaperτues.
Quelques exemples?
Le single ôCome Back To Meö et son minimalisme glouton et ses synthΘs feux
follets qui convieraient α la danse mΩme le dernier des rΘfractaires, imparable.
ôOKö et son introduction glam barbelΘe, son Θnergie guerriΦre, qui imposent aux
tΩtes de gesticuler furieusement.
Et que dire de ôThe Fallö, un cri dans une nuit aux Θtoiles saturΘes de
solitude, une montΘe en puissance formidable, visant les tripes.
Voilα la premiΦre chose qui frappe α l'Θcoute: L'intensitΘ mise dans ces
chansons, ce refus de tricher et ce paradoxe trΦs attirant: C'est un disque
mutant, o∙ l'organique et le synthΘtique brouillent les pistes, Θchangent leurs
esprits pour mieux Θcrire une pop d'aujourd'hui (et donc d'hier), party et
introspection, robots et tripes pas α vif, pas loin, α dΘcouvert. Ouvertes. Ici,
il y a un pari, peut-Ωtre d'abord inconscient, qui s'est jouΘ. Un pari dont
allait dΘpendre la force de ce disque aux ombres qui acceptent de finalement
s'offrir aux vents. MΩler des programmations et de l'humain par volontΘ de
bousculer les codes, de valser avec la mort, par go√ts et choix musicaux
personnels bien entendu (ils sont nombreux, Θclectiques et souvent composΘs en
mineur, comme la totalitΘ des chansons sur ôMy Name Isö... HollySiz Θcoute,
selon ses humeurs, ses nostalgies, ses peurs et ses joies, au choix, Blondie,
The Kills, Radiohead, Depeche Mode, The Streets, Ting Tings, LCD Soundsystem,
Vampire Weekend, etc, etc...). Enfant danseuse, c'est d'abord les comΘdies
musicales amΘricaines, les chorΘgraphies de Bambi (Michael), le hip hop qui lui
parlent, la poussent. Et puis le temps, comme chez tous les amoureux de la
musique, lui a constituΘ une discothΦque privΘe, solide, autobiographique. Tout
azimut α conditions que τa la touche. La voix surtout. Il fallait que la voix
soit lα, avec toutes ses forces et ses tarres et ses accidents. Ce disque vient
de lα, de trΦs loin. D'une existence. HollySiz, il y a environ deux ans, dans un
salon d'une amie, aux c⌠tΘ de Maxime Nucci et Xavier Caux (Yodelice), un salon
rebaptisΘ le Abbey Roots Studio pour l'occasion, met dans une petite boεte ses
premiers enregistrements pendant six semaines, aprΦs des heures et des heures
passΘes seule chez elle derriΦre son piano ou avec le logiciel GarageBand. Elle
avait dΘjα jouΘ de nombreux concerts, assurΘ plusieurs premiΦres parties pour
Brigitte, M, Julien DorΘ... Elle avait connu les salles blindΘes et en demande
et les clubs presque dΘserts avec toujours ce mΩme mec ivre et seul qui remplace
un public le temps d'une soirΘe difficile pour un artiste. Elle s'est coincΘ les
cheveux dans les cordes de son guitariste, elle a chutΘ, maintes fois. Elle a
(eu) peur. Elle en rΩvait. Elle avoue: ôMonter sur scΦne, je ne voulais que τa,
plus mΩme qu'un disqueö.

FΘvrier 2013: Une semaine de studio avec Tahiti Boy α Paris. Tahiti Boy qui lui
prΘsente Alexandre Maillard, guitariste multi instrumentiste, qui devait venir
pour une seule guitare et qui en a finalement torturΘ plusieurs et qui a fini
Θgalement α la production. Tout τa pour terminer la course quelques jours au
studio Gang, avec Florient Lagata en ingΘnieur du son. Et avant encore tout τa
(concerts, chutes, maquettes et album), il y a donc eu des vinyles importants,
des moments secrets, des mecs, des copines, des tΘnΦbres, des trips, des
lumiΦres, des deuils, des milliers, millions de questions et d'analyses muettes,
dans sa tΩte.
C'est α τa que carbure ce disque. Tout τa, parfois sur un beat qui convoque α la
danse ou sur des guitares hantΘes, sur des instruments qui s'allient,
s'entraεnent pour dΘcoller ou plonger. On retrouve l'Angleterre, chΦre α son
c£ur, dans les sonoritΘs, les ambiances, les crochets qui attrapent le cerveau
direct. ôLet's dance to Joy Divisionö chantaient The Wombats. Il y a de τa chez
HollySiz. La mΘlancolie refuse de se brader. Elle accepte sa part d'impudeur et
de poΘsie incandescente. Et alors que les paroles regardent droit dans les yeux,
souvent, qu'elles racontent la perte d'un proche, l'amie dΘcevante, les corps α
secouer pour qu'ils se battent encore ou le tout dernier secret, les fant⌠mes et
Terrence Malick, on a tout le temps envie d'y aller, de danser, remuer,
bousculer mΩme parfois. Cette pop est vivante et plut⌠t sauvage dans son
approche autant instinctive que chirurgicale. Ce disque doit aussi beaucoup au
mix. DerriΦre les boutons? Dave Bascombe, celui de Depeche Mode, Tears For
Fears, Echo & The Bunnymen, The Verve... En mars, aprΦs dix jours de mix en solo
chez lui, α Londres, HollySiz le rejoint pour quatre derniers jours cruciaux.
Bascombe, comme tout ce qui a construit cet album, n'est pas tombΘ du ciel. Elle
raconte: ôDave, c'Θtait comme une obsession. On m'avait donnΘ plein de noms de
mixeurs mais c'Θtait toujours le sien qui restait, je ne me souvenais jamais des
autres... J'avais un titre, je voulais qu'il sonne comme un Depeche Mode et le
ôShoutö de Tears For Fears. Deux chansons mixΘes α l'Θpoque par lui. Et puis,
pendant l'enregistrement, j'ai entendu quelques trucs que j'aimais bien α la
radio. Je les notais pour ensuite aller voir qui les avait mixΘs. Et lα, trois
fois de suite, Dave Bascombe! Ce mec a un don pour rendre organique les
machines...ö Tiens, tiens... Chez HollySiz, le hasard existe mais il a intΘrΩt α
Ωtre convaincant. Parce qu'ici, on travaille dur, on ne transpire jamais dans le
vide, on vise le mieux, toujours. Et pas question de parler de hobby! Ce disque
a supplantΘ le cinΘma, le temps au moins de le couver, de l'accoucher, de
l'aimer, de partir avec sur les routes. CΘcile est une actrice, indΘniablement.
Mais aussi et peut-Ωtre encore plus une songwriter (quand elle raconte qu'elle a
fait les arrangements sur plusieurs titres, toute seule, on sent une fiertΘ
Θnorme et c'est assez Θmouvant). Peu importe les risques. Cet album α la new
wave de combat, α la dance verticale, aux mΘlodies qui savent caresser les
plaies n'est pas un caprice, une opportunitΘ. Mais bel et bien un saut de
l'ange, une aventure sans filet et probablement salvatrice. ôJ'ai ΘtΘ trΦs
Θgo∩ste, j'ai fait la musique qui me plaisaitö dit-elle sans dΘtour. Comme elle
a eu raison. Il faut d'abord, toujours, n'Ωtre que soi, avec soi, entre soi pour
ensuite s'offrir au monde. Cette grande fan de Blondie, des rayures rouges et
blanches, des choses qui montent plus qu'elles ne s'Θtalent (la verticalitΘ
semble l'obsΘder et c'est fascinant!) a dans le regard quelque chose de rare:
Une dΘtermination sans faille. Son disque lui ressemble. Il ne se brade pas.
Dans ôWhat A Man Hidesö, elle chante: ôWhat a man, who's dying still hides? When
he has feet on both sides. His faults , his guilt , his talent , his grace.
Nobody knows the last secret of human raceö. Une jeune femme capable d'Θcrire de
telles choses (elle est l'auteur des douze textes de cet album) ne s'est pas
trompΘe de chemin. Certitude.


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