Artist.......: David Chevallier
Album........: Pyromanes
Label........: Abeille Musique
Genre........: Jazz
Catnr........: n/a
source.......: CDDA
rip.date.....: Jan-28-2006
str.date.....: 000-00-2004
quality......: VBR/44,1Hz/Joint-Stereo
Url..........: n/a
track title time
01. Danse α Beurss 07:21
02. Paris-Chartres 04:10
03. Una cosa facile 06:21
04. Solo un sogno 02:14
05. ScarabΘe 03:18
06. Les chats et le soleil 04:57
07. La cinquiΦme saison 03:56
08. StΘrΘotypes solitaires 04:24
09. Un solo sogno 00:41
10. Les folies de CΘcile 07:53
11. Nitescence 06:17
Runtime 51:32 min
Size 75,3 MB
Release Notes:
David Chevallier (guitares, banjo)
Yves Robert (trombone)
Michel Massot (tubas)
Denis Charolles ( batterie, ustensiles et autres
instruments)
Samedi 16 octobre 2004 α la Maison de Radio-France,
David Chevallier prΘsentait la quasi intΘgralitΘ de
son dernier disque, dans les bacs depuis la veille.
Inutile de dire que pour apprΘcier cette musique
souvent exigeante, la performance scΘnique est une
entrΘe en matiΦre des plus adΘquates.
Les Pyromanes sΘvissent tous ensemble depuis
presque cinq ans - que fait la police ? - mais
leurs premiΦres rencontres musicales remontent α
des temps plus anciens. Chevallier, Massot et
Charolles furent ou sont toujours des membres
actifs de Tous Dehors, le big band de Laurent
Dehors ; et le premier a Θgalement jouΘ sur
quelques rΘalisations dÆ Yves Robert. La gΘomΘtrie
et le son du groupe, α forte coloration cuivrΘe et
peu ignifugΘe, peuvent Θvoquer les disques de Marc
Ducret au dΘbut des annΘes 90, comme ½ Gris ╗ ou,
mieux, ½ News from the Front ╗ (avec Yves Robert
dΘjα). NΘanmoins ce serait faire preuve de
superficialitΘ, α la limite du contresens musical,
que de se cantonner α une telle identitΘ formelle.
En concert, David Chevallier est aussi un
guitariste spectaculaire - avec un choix de
vΩtements plus conventionnels, il est vrai - qui
vit sa musique et fait partager son plaisir au
public par un subtil jeu de grimaces. Mais son
approche de lÆinstrument diffΦre un peu de celle de
Ducret. On peut Ωtre surpris par lÆapparente
absence de direction dans le groupe, et mΩme par
une certaine discrΘtion musicale de Chevallier au
sein de lÆensemble. En dÆautres termes, cÆest une
sorte dÆanti ½ guitar-hero ╗ (pathologie dont on ne
saurait accuser le beau Marc...) ; il dΘlaisse le
centre et les lumiΦres de la scΦne pour une
prΘsence plus diffuse mais nΘanmoins fondatrice.
Cette attitude est en Θtroite imbrication avec son
style trΦs singulier, fortement imprΘgnΘ des
techniques de la guitare classique mais aussi
dÆΘnergie rock. MΩme lorsquÆil joue des thΦmes ou
quÆil improvise, on sent la recherche permanente de
la construction harmonique. En somme, David
Chevallier propose α la quadrature de la guitare
(accords ou notes ?), une solution personnelle fort
sΘduisante, mΩme sÆil ne sÆagit pas de la toute
premiΦre.
Michel Massot ⌐ H. Collon
Les trois autres musiciens, dont on ne rappellera
jamais assez le talent immense, parachΦvent
lÆaventure, avec un c⌠tΘ fanfare plus lΘger, bien
diffΘrent de lÆunivers ½ ducrΘtien ╗ parfois si
sΘrieux : la batterie dΘglinguΘe de Charolles est
capable des grooves les plus enflammΘs et carrΘs,
ou, au contraire de climats percussifs exotiques.
Le son des cuivres fait merveilleusement Θcho α la
guitare, quÆelle soit Θlectrique α 7 cordes ou
acoustique α 12. Une telle alliance, a priori
improbable, peut rΘconcilier tous les dΘτus de la
guitare en jazz contemporain.
Denis Charolles - David Chevallier ⌐ H. Collon
Sur les onze plages du disque, nÆimporte
quel amateur de jazz trouvera α un moment donnΘ son
bonheur et, sÆil est un tant soit peu averti et
aguerri, se rΘgalera intΘgralement. ½
Paris-Chartres ╗ ressemble α un voyage imaginaire
o∙ la vision des plaines de Beauce Θvoquerait un
dΘsert de sable au Moyen-Orient. Le riff de ½ Una
cosa facile ╗ devient un leitmotiv que lÆon se
surprend α entendre mΩme lorsquÆil disparaεt dans
les improvisations. Sur ½ Les chats et le soleil ╗,
Chevallier introduit un motif burlesque au banjo,
faτon western, qui donne lieu α un morceau plut⌠t
enjouΘ. ½ La cinquiΦme saison ╗ suit directement,
avec des harmoniques minimalistes α la guitare,
juste deux petites notes qui donnent pourtant une
Θpaisseur considΘrable α chaque accord. La partie
de cuivre solo confΦre α cette ballade une
intensitΘ Θmotionnelle rare. Christophe Monniot
fait une apparition sur le remuant ½ StΘrΘotypes
solitaires ╗, un des morceaux les plus faciles de
lÆalbum (ce quÆil ne faut pas voir comme un
reproche).
Avec ½ Les folies de CΘcile ╗ on tient sans doute
le meilleur moment du disque. Batterie et guitare
sonnent Γpres, trΦs rock ; puis survient le thΦme α
lÆunisson corde/cuivre, simple mais entraεnant. Le
passage qui suit Θvoquera le morceau ½ Jeune fille
avec un pull gris ╗ de ½ Gris ╗ : Chevallier plaque
de beaux accords cristallins qui deviennent la
charpente dÆun refrain sans fin α la ½ Hey Jude ╗,
o∙ Yves Robert atteint des sommets dÆexpressivitΘ.
Il faut plus dÆune Θcoute pour sÆimprΘgner de la
musique des Pyromanes mais ce disque agit comme un
feu de sodium : il suffit dÆune seule petite
Θmotion pour embraser, de maniΦre incontrolΓble,
lÆΓme de lÆauditeur.