Artist.......: Orchestre National de Jazz
Album........: Close to heaven (tribute to Led Zeppelin)
Label........: Chant du monde
Genre........: Jazz
Catnr........: n/a
source.......: CDDA
rip.date.....: Mar-11-2006
str.date.....: Jan-26-2006
quality......: VBR/44,1Hz/Joint-Stereo
Url..........: n/a
track title time
01. Beware the black dog 00:55
02. Black dog 05:37
03. The rain song 06:47
04. Dazed and confused 07:10
05. Black mountain side 02:48
06. Chill out, honey drip 01:55
07. Four sticks 05:27
08. Close to heaven (part 1) 02:35
09. Close to heaven (part 2) 01:52
10. Stairway to heaven 10:07
11. Before kashmir 01:32
12. Kashmir 06:23
13. Moby and moby 02:16
14. No quarter 02:36
Runtime 58:00 min
Size 80,3 MB
Release Notes:
PhΘnomΦne Θtrange que ce dernier album de
lÆOrchestre National de Jazz, Close to heaven,
aurΘolΘ de fleurs bigarrΘes aux couleurs seventies
! Dans cette jungle musicale dΘbordante dÆΘnergie,
les instruments et les styles tendent α se
dΘguiser. Les cuivres sÆapproprient α lÆenvi des
solos de guitare Θlectrique, tandis que le duo de
batteries amorce des pulses dangereusement
binaires. Quant α la voix, percussive et trafiquΘe
α lÆΘlectro, elle sÆaventure parfois du c⌠tΘ du hip
hop, pour revenir au hard rock originel. Sur le
devant de la scΦne, servies par des nappes
vibraphonesques, des mΘlodies quÆon aurait dΘjα
entendues quelque part, par hasard, semΘes comme
autant de balises : Stairway to Heaven, Kashmiràles
tubes du groupe lΘgendaire Led Zeppelin.
LÆensemble de lÆ£uvre sonne rΘsolument rock dans
son Θnergie et sa conception, quand le timbre et la
couleur, la distribution instrumentale,
appartiennent au jazz. Difficile, pourtant, de
parler dÆalbum mΘtissΘ, tant Close to Heaven, beau
mΘlange, frappe par son harmonie. LÆalbum peut
sÆΘcouter "jazz" ou "rock" ; il revendique surtout
une unitΘ originale, servie par ce fil conducteur
en ligne de mire : un hommage au groupe de Jimmy
Page et Robert Plant.
Une "rΘconciliation musicale" des genres, donc, qui
puise dans le parcours musical du directeur de la
structure Θlu pour deux ans en septembre 2005, le
vibraphoniste Franck Tortiller : "Mes influences
sont trΦs vastes. A huit ans, je jouais avec mon
pΦre dans les bals musette. LÆadolescence fut
consacrΘe au rock, puis au jazz.". Avec, en fond,
une note de regret : dans les annΘes 70, la tΩte de
lÆONJ avait une dizaine dÆannΘes. Il aurait aimΘ en
avoir vingt pour vivre pleinement cette "pΘriode
artistique dΘcisive, o∙ la musique Θtait alors plus
en phase avec la sociΘtΘ quÆavec lÆΘconomie". Et
pourtant. Nul discours ne saurait mieux rΘsumer la
gestation du projet que cet enthousiasme Θvident :
"Reprendre Led Zeppelin, τa mÆΘclate. Ah ouais, τa
me branche !".
Un projet fort
Une joie et une envie de jouer partagΘe par les dix
musiciens. La cohΘrence de lÆensemble, composΘe
principalement de cuivres et de percussions, passe
aussi par la cohΘsion des artistes, rΘunis depuis
cinq ou six ans. Plus quÆun simple dextet de
jazzmen constituΘ pour lÆoccasion, lÆactuel ONJ se
concevrait presque comme un "groupe de rock", o∙
"lÆindividualitΘ de chaque artiste prime sur le
choix de tel ou tel instrument". Voici
lÆoriginalitΘ de cet ONJ nouvelle mouture : si lÆon
excepte la formation de Laurent Cugny de 1994 α
1997, cÆest la deuxiΦme fois que le Conseil
dÆAdministration Θlit, plus quÆun homme, une Θquipe
dotΘe dÆun projet fort.
Quel intΘrΩt, alors, pour un groupe dΘjα soudΘ, de
se "labelliser" ONJ, "emblΦme de la subvention du
jazz franτais" ? "Je perτois cette parenthΦse dans
ma vie de musicien comme une super bourse, qui me
permet de rΘaliser mes projets", confie Franck
Tortiller. "Diffusion Θlargie, concerts, parution
immΘdiate de lÆalbum, subventions pour rΘpΘter :
les moyens allouΘs garantissent un travail de
fond". Et pour finaliser cette traduction de Led
Zeppelin, menΘe sur la corde raide, voici justement
ce quÆil fallait : du temps, et de lÆargent. Car si
le groupe initiateur du hard-rock se prΩte aux jeux
de lÆimprovisation, traduire un leg "rock", avec un
bagage "jazz", demeure un exercice difficile. "Le
choix des morceaux mÆa pris ΘnormΘment de temps, de
mΩme que la conception et les arrangements",
explique le vibraphoniste. "Mon hommage α Led
Zeppelin ne se rΘsume pas aux quelques clins dÆ£il
Θpars, habituels aux jazzmen. Je veux que
lÆauditeur sÆy retrouve α la premiΦre Θcoute.
Pourtant, je ne veux pas copier".
"Traduire sans trahir", "SÆaffirmer sans prendre le
dessus", "Changer le son, mais conserver le sens" :
quelques prΘceptes qui auraient pu Ωtre gravΘs au
fronton de cette £uvreàrΘussie. La preuve : depuis
trois mois que lÆOrchestre sillonne la France, mΩme
les irrΘductibles fans de Led Zeppelin se sont
laissΘs sΘduire, contribuant, selon lÆambition de
Franck Tortiller, α sortir le jazz de son public
spΘcialisΘ.
Quant α la suiteàFranck Tortiller amorce un projet
autour de la valse, Sentimental 3/4. Un, deux,
trois : changement dÆunivers, mais toujours cap sur
le plaisir. Un projet un peu moins "branchΘ".
Franck Tortiller, lui, lÆest tout autant.