Artist.......: Zao
Album........: L'aiguille
Label........: Deux Rives Production
Genre........: Ethnic
Catnr........: n/a
Source.......: CDDA
Rip.date.....: Aug-19-2006
Str.date.....: Mai-15-2006
Quality......: VBR/44,1Hz/Joint-Stereo
Url..........: n/a
track title time
01. L'aiguille 06:28
02. Moutambou 05:45
03. N'Koumbi 05:03
04. ChΘrie Ani 07:18
05. Elle a deux diables 08:53
06. Ze t'aime 08:16
07. Mon enfant 06:49
08. Nsimba Kouani 06:52
09. Mouche 05:33
10. VirginitΘ 05:05
11. Mana na Bana 06:54
12. Give me some love 06:25
Runtime 79:21 min
Size 125,6 MB
Release Notes:
Avant tout, c'est l'humour qui caractΘrise le style de
Zao. Mais plus qu'un simple amuseur, Zao est un rΘvΘlateur
des maux et des problΦmes de son continent. Par le biais
du rire et de l'ironie, il fait passer un message politisΘ
et profondΘment ancrΘ dans son Θpoque.
C'est le 24 mars 1955 (53 ?) que naεt Casimir Zoba α Goma
TsΘ-TsΘ, un district de Brazzaville, capitale du Congo. La
musique fait partie de son enfance puisque son pΦre est un
grand amateur de sanza, sorte de petit piano α touches
mΘtalliques. Comme de nombreux enfants en Afrique, Casimir
fait son Θducation musicale dans les chorales religieuses
et les ballets traditionnels dΦs l'Γge de 12 ans. C'est
une rΘvΘlation puisqu'au lycΘe, il devient membre de
plusieurs groupes et ensembles dont les AdhΘrents ou les
Gloria. Son enthousiasme pour la musique est tel que ses
parents trouvent que les Θtudes y perdent un peuà De 1973
α 1975, Casimir dit Zao chante dans la trΦs chrΘtienne
chorale de l'Eglise des Trois Martyrs, histoire de le
remettre un peu dans le droit chemin.
Instituteur
Mais, le naturel revient au galop puisque lorsqu'il a une
vingtaine d'annΘes, il est recrutΘ par l'ensemble Les
Anges, en tant que percussionniste. Sous rΘgime marxiste,
le Congo envoie ses groupes vedettes, dont Les Anges,
chanter dans les pays "frΦres" : l'URSS, Cuba, la RDA, le
Nigeria. En dΘpit de ce succΦs sur la scΦne musicale, Zao
se destine α l'enseignement et intΦgre l'Θcole normale des
instituteurs en 1978.
Il continue parallΦlement avec les Anges jusqu'au dΘbut
des annΘes 80, Θpoque o∙ il commence α chanter seul. Il ne
tarde pas α Ωtre repΘrΘ puisqu'en 1982, Zao reτoit le prix
DΘcouverte de Radio France Internationale, en particulier
grΓce au titre "Sorcier ensorcelΘ". Le style Zao est jetΘ.
Une forme trΦs humoristique et trΦs second degrΘ qui
habille des chansons aux thΦmes parfois trΦs sensibles,
voire tabou en Afrique comme par exemple la sorcellerie.
L'humour est sans aucun doute le pilier de son succΦs.
Combattant
Ce Prix est suivi dans la foulΘe du Prix de la meilleure
chanson au Festival des musiques d'Afrique centrale en
1983. Cette fois, c'est la chanson "Corbillard" qui frappe
le jury par son thΦme inhabituel. Dans ce texte, Zao
raconte l'histoire d'un mort qui ne veut pas aller au
cimetiΦre et qui tente donc de convaincre son corbillard
de ne pas l'y emmener ! Ce succΦs sΘduit le label franτais
Barclay qui signe Zao l'annΘe suivante. Un tout premier
album sort en 84 sous le nom de "Ancien combattant", titre
Θponyme qui devient un des plus fameux morceaux du
chanteur et son premier tube. Antimilitariste, cette
chanson aborde un sujet tabou sous un angle caricatural et
provocateur. A la fois engagΘ et burlesque, Zao se dΘtache
du paysage musical africain, et en particulier congolais,
gΘnΘralement plus dΘvouΘ au soukouss.
Ce premier album mΦne tout naturellement Zao vers Paris,
mΩme si, jamais il ne s'y installera vraiment,
contrairement α d'autres musiciens africains. En 1985, il
est invitΘ du Festival Nord-Sud prΦs de Paris. L'annΘe
suivante, il sort son deuxiΦme album, "Soulard", et joue
dans de nombreux petits clubs parisiens. Jusqu'α la fin
des annΘes 80, Zao sort un disque presque tous les ans. En
88, c'est "Moustique" qui renferme le titre "Apartheid",
texte qui fustige α la faτon de Zao le rΘgime
sΘgrΘgationniste encore en vigueur en Afrique du Sud α
cette Θpoque. Puis en 89, on retrouve son humour
dΘvastateur avec l'album "Patron".
Fort de son succΦs, Zao devient producteur et se consacre
en particulier α la musique traditionnelle de son pays. Au
tout dΘbut des annΘes 90, il produit un cΘlΦbre joueur de
sanza, Antoine Moundanda.
Zao l'Africain
Il reprend la route en 91 avec une formation de 18
musiciens. On le voit alors au Bataclan de Paris en
premiΦre partie du Za∩rois Ray Lema, dont Zao se sent
proche, non par le style, mais par le fait d'avoir fait
une autre musique que le soukouss congolais ou la rumba
za∩roise la plus courante. Ils ont tous deux une passion
pour les sons traditionnels et ont exploitΘ d'autres
routes musicales.
Il retrouve le Bataclan en dΘcembre 93 α l'occasion de la
sortie de son album "Zao". TentΘ par les nouvelles
technologies, il passe ses titres "Ancien combattant" et
"Moustique" α la moulinette des remixes. Ces nouvelles
versions modernisΘes ne sont pas toujours du go√t de ses
fans africains qui pourtant, se prΘcipitent α chacun de
ses passages. Zao tourne beaucoup en Afrique. Souvent
affublΘ de dΘguisements, ses spectacles ravissent les
foules. Le sida, les femmes, la bureaucratie, la
corruption, Zao aborde nombreux sujets sensibles en
Afrique. Mais grΓce α son humour, le message passe.
Sa carriΦre se dΘroule surtout en Afrique et ses passages
en Europe sont de plus en plus rares. En 97, c'est une
tournΘe des CCF (Centres Culturels Franτais) qui accueille
l'artiste (BΘnin, Burkina Faso,à).
En 98, alors que le pays est en pleine guerre civile, Zao
est obligΘ de quitter MakΘlΘkΘlΘ, le quartier de
Brazzaville qu'il habite. Il se rΘfugie avec sa famille
dans les forΩts du Sud du pays pendant plus de huit mois.
Vivant dans des conditions difficiles, son fils ΓgΘ de
quatre ans perd la vie.
"Renaissance" un nouvel album aux treize titres originaux,
dont "Lampe tempΩte" sort en 2000 mais ne rencontre pas le
succΦs escomptΘ. En ao√t 2003, il revient donner un
concert en France aux Escales de Saint Nazaire, prΘlude α
une future tournΘe. Il rencontre des difficultΘs avec les
autoritΘs franτaises quand ses huit musiciens se
volatilisent au moment de retourner dans leur pays. Le
considΘrant comme complice dans cette affaire, l'ambassade
de France α Brazzaville ne veut plus lui dΘlivrer de visa
pour un certain temps.
On le retrouve α Dakar au SΘnΘgal pour Africa FΩte en
dΘcembre 2004. A ce moment-lα, il Θvoque son dΘcouragement
par rapport au milieu de la musique. Il envisage de se
retirer.
2006 : "l'Aiguille"
Heureusement, il retrouve sa verve pour un nouvel album
qui sort en mai 2006 chez Lusafrica. L'album "l'Aiguille"
est enregistrΘ dans la capitale congolaise. En franτais ou
en lingala, les thΦmes abordΘs peuvent Ωtre graves comme
dans "L'aiguille" ou "Mon enfant". Mais il distille aussi
son humour lΘgendaire comme dans "Elle a deux diables" ou
"Ze t'aime".
En juin, il se produit α Marseille pour l'Africa FΩte. On
le retrouve le 21 juin pour la FΩte de la Musique α
Djibouti.
Juin 2006