Artist.......: Artero
Album........: Vaudoo
Label........: Plus Loin
Genre........: Jazz
Catnr........: Pl4514
source.......: CDDA
rip.date.....: Aug-20-2010
str.date.....: Jun-02-2009
quality......: VBR/44,1Hz/Joint-Stereo
Url..........: www.myspace.com/patrickartero
track title time
01. Estelutsi 04:04
02. Swamp Atmosphere 04:54
03. Short Dress Gal 04:34
04. Papa Limba's March 04:40
05. Oh What A Strange Doll 04:13
06. Snake Dance 05:22
07. Bayou Saint John Reunion 05:00
08. A Wish To Erzulie 04:06
09. Alligator's Boogaloo 03:36
10. Mysterious Marie 05:09
11. Congo Square Bamboula 07:03
Runtime 52:41 min
Size 72,5 MB
Release Notes:
Etonnante carriere que celle du trompettiste
Patrick Artero. Il a commence par le New Orleans le
plus franchouillard au sein des Haricots rouges, ou
il aurait pu continuer a mariner. C'est la salsa
qui l'a sauve, rencontree α la Chapelle des
Lombards du temps ou Azuquito chauffait les nuits
au rouge. Il monte avec des copains latinos le
groupe La Manigua, puis se tourne vers les
Antilles, recrute par Kassav puis Toure Kunda. Mais
il fait aussi le trompettiste de section, passant
sans hesitation de Claude Bolling a Martial Solal,
ce qui vous trempe l'ame autant que les levres. Ce
n'est que tardivement que ce fils de militaire, ne
au Viet Nam, eleve en Algerie (il est le frere aεne
de la comedienne Anne Alvaro), enregistre ses
propres disques, d'abord un album consacre a une
modernisation de Bix Beiderbecke pleine de
sensibilite, puis une visite a Jacques Brel
melodiste.
Le voila qui revient a ses premieres amours, la
Nouvelle-Orleans, mais loin du style Nouille
Orleans si funeste a la musique. La
Nouvelle-Orleans d'Artero est mysterieuse, nocturne
souvent ; elle sent le bayou au matin et le gumbo
le soir. Sa sonorite au bugle a du corps, de la
sensualite ; elle s'insinue entre cuir et chair.
Elle celebre la magie du vaudou avec une sorte
d'innocence, de bonhomie, sans que soit repandu du
sang de poulet ou trafique du grigri. Artero Vaudoo
est du jazz qui fait se sentir bien, grace a une
belle rythmique ou flambent les percussions
d'Arnold Moueza et pulsent les harmonies
chaleureuses d'Emmanuel Duprey au Fender Rhodes.
Heureuse surprise en somme.
Michel Contat