Artist.......: La FiancΘe
Album........: Trois
Label........: Polydor
Genre........: Chanson
Catnr........: n/a
source.......: Promo-CDDA
rip.date.....: Jan-09-2011
str.date.....: Jan-2011
quality......: VBR/44.1Hz/Joint-Stereo
Url..........: n/a
track title time
01. Ouverture 03:45
02. Tout ce qui nous sΘpare 03:20
03. Driving away from home 03:29
04. Bien avant 03:43
05. Une histoire de plage 02:08
06. Smokey day 04:24
Runtime 20:49 min
Size 25,6 MB
Release Notes:
AprΦs deux epÆs de ses chansons (trΦs) originales,
remarquΘes autant pour leurs Θpidermes sensibles
que pour la voluptΘ de leurs mΘlodies pop, La
FiancΘe a dΘcidΘ de sÆaccorder une rΘcrΘation.
Plut⌠t une re-crΘation. Ce troisiΦme Θpisode
dΘvoile ainsi α travers six reprises de haute volΘe
certains des artistes, historiques et
contemporains, dont le travail irrigue depuis
toujours son inspiration. Une sorte de carte du
tendre de ses affinitΘs musicales, sur le mode
toujours judicieux du ½ dis-moi qui tu aimesà ╗,
une playlist intime et forcΘment trΦs Θclairante.
Elle aurait pu en choisir des dizaines dÆautres,
mais ce furent celles-ci, certaines pour leur
Θvidente proximitΘ Θlective, dÆautres au contraire
pour leurs mystΦres α percer. Tandis que la France
somnolait entre matchs de foot et parasols, au
cours de lÆΘtΘ dernier, Claire La FiancΘe prΘfΘrait
aux histoires de plage lÆatmosphΦre ensorcelante
dÆun studio dÆenregistrement hors du temps. SituΘ α
Saint Remy de Provence, La Fabrique est notamment
connu pour abriter lÆune des plus vastes
collections de vinyles au monde, riche de plus de
200 000 piΦces amoureusement rassemblΘes par le
collectionneur Armand Panigel. Rien nÆΘtait plus
propice que cet environnement hantΘ de mille et une
vibrations musicales pour donner (re)naissance α
quelques chansons cΘlΦbres ou mΘconnues, tirΘs du
rΘpertoire franτais ou anglo-saxon. EntourΘe des
musiciens qui pour la plupart lÆaccompagnent sur
scΦne, du rΘalisateur Jack Lahana dΘjα α lÆ£uvre
sur le prΘcΘdent ep, Claire a donc mis en route son
juke-box fantasmatique, sans chercher α bousculer
de trop ces chansons quÆelle admire, sans pour
autant effacer derriΦre elles ce qui constitue son
propre tempΘrament musical. Elle sÆempare tout
dÆabord dÆOuverture, le titre qui ouvrait sur le
Corps et Armes dÆEtienne Daho en 2000. Un vΘritable
tour de force dont elle su prΘserver le lyrisme, le
crescendo passionnel, tout en parvenant α y
imprimer une marque fΘminine nouvelle. Hymne α
lÆamour fou, quΩte dÆextase torride, cette chanson
est sans doute lÆune des plus intimes et
Θpoustouflantes de Daho, qui en a dΘjα validΘ la
version de La FiancΘe. Elle revisite ensuite Tout
ce qui nous sΘpare, lÆun des meilleurs tubes pop
franτais du dΘbut des annΘe 90, chantΘ par la trop
rare Jil Caplan et Θcrit par son complice de
lÆΘpoque, Jay Alanski. Une chanson qui, dans ce
quÆelle raconte des amours qui sÆeffilochent, comme
dans son armature folk up tempo, nÆa pas pris une
ride. Tout aussi bien conservΘ est ce morceau
magnifique du groupe anglais de Liverpool, ItÆs
Immaterial, Driving away from home, qui connut son
heure de gloire sur les ondes internationales en
1986. DΘcidΘe α le reprendre en invitant la voix du
chanteur original, John Campbell, La FiancΘe est
parvenue α retrouver sa trace au terme dÆune
vΘritable filature pour ce duo ½ immatΘriel ╗, puis
quÆil a eu lieu α distance, ce qui lui confΦre une
grΓce un peu surrΘelle, avec un climat de ballade
nocturne encore plus envo√tant que lÆoriginale. Ce
quÆa dÆailleurs reconnu John Campbell lui-mΩme.
Admiratrice de Benjamin Biolay depuis lÆorigine,
Claire a choisi de reprendre avec en lΘger dΘcalage
cabaret bastringue le trΦs poignant Bien avant,
extrait de lÆalbum Trash YΘyΘ. Autre BB au
programme, LA Bardot, dont Claire enfile la robe
vichy le temps dÆune Histoire de plage (1964)
faussement lΘgΦre avec ses tonalitΘs estivales mais
Θmouvante dans sa lamentation des illusions trop
vite emportΘes. GrΓce α ses parents, La FiancΘe fut
trΦs t⌠t plongΘe dans un bain pop coulant de la
meilleure source, celle des sixties. Elle termine
donc ce ep par une version dÆun morceau rare des
Zombies, Smokey day, datant de 1968 et repris trois
ans plus tard sur lÆalbum solo de leur chanteur
Colin Blunstone. Lancinante comme certains titres
de Massive Attack, traversΘe dÆun ch£ur onirique et
chantΘe avec toute la ferveur nΘcessaire, cÆest
encore un autre facette plus trouble des talents de
La FiancΘe que cette extraordinaire reprise met en
lumiΦre. Et pour dÆautres facettes encore de ce
portrait qui se dessine un peu plus α chaque disque
sous nos yeux, y compris α travers leurs pochettes,
il faudra patienter quelques mois, jusquÆau
quatriΦme et dernier ep, quÆelle est dΘjα en train
dÆΘcrire, de ce quartΘ dΘjα largement gagnant.